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Depuis quatre ans, les Subsistances à Lyon proposent une riche animation estivale. Après le Kraken et Bleu, la cour accueille Crescendo. Rencontre à cette occasion avec le directeur des Subs, Stéphane Malfettes.

Pourquoi avez-vous choisi Crescendo de Julien Vogel pour célébrer l’été aux Subsistances ?


Chaque année, nous invitons les lyonnais à découvrir une œuvre monumentale qui métamorphose notre lieu et offre un terrain de jeux réinventé. Nous sélectionnons des artistes liés au spectacle et aux arts visuels. D’ailleurs, Julian Vogel vient du monde du cirque, mais réalise également des expositions, notamment au centre culturel Suisse à Paris. C’est d’ailleurs dans ce cadre que je l’ai découvert. Il combine des espaces d’exposition avec des performances. Avec Crescendo, il propose une œuvre qui interagit avec qui les visiteurs. Il s’agit d’une œuvre en céramique à la fois solide et friable avec de l’émail à l’intérieur. C’est une œuvre très belle qui se transforme également la nuit avec des lumières qui la rend encore plus majestueuse. Crescendo s’adapte également au spectacle de cirque avec les agrès.


Crescendo de Julian Vogel aux Subsistances
Crescendo de Julian Vogel aux Subsistances

Cette œuvre va-t-elle voyager ?


Crescendo va être entièrement recyclé et tourner dans plusieurs lieux à la fois dans l’Hexagone et à l’étranger pendant plusieurs années. L’an prochain vous le verrez au festival de la Cité à Lausanne (Suisse), au Circus Dance Festival à Cologne (Allemagne), au Sirque à Nexon…Cela permet donc d’ouvrir encore un peu plus notre lieu, en favorisant les échanges, tout en le connectant à la vie de la cité.

Vous réalisez de plus en plus de partenariats avec d’autres institutions culturelles…

Nous travaillons en effet avec les Nuits Sonores, la Biennale de la danse ou encore les Nuits De Fourviere, mais aussi le festival Karavel que nous accueillerons à la rentrée. Nous sommes un lieu très ouvert aux propositions, notamment grâce à notre terrasse qui offre de nombreuses possibilités. Récemment, nous avons accueilli le festival Kiblind consacré à l’illustration contemporaine, avec des expositions, des ateliers et des séances de dessin pour décliner des illustrations sous toutes ces formes. Ce fut un beau succès avec près de 9000 personnes. Une deuxième édition est prévue à la rentrée.

Comment fonctionnez-vous d’un point de vue financier ?

Comme toute structure culture culturelle, notre modèle économique est fragile. Nous sommes un lieu de mission de service public financé à 60 % par la ville, la Région et la DRAC. Nous disposons également de ressources propres comme la billetterie, le bar du Club Terrasse, la production déléguée et le mécénat. Ainsi le bar finance la programmation gratuite. Mais où nous devons faire face également à une augmentation des salaires et des coûts de fonctionnement. Pour faire face à cette situation, nous avons réduit la programmation artistique et les résidences de 50 équipes à 30 équipes accueillies, ainsi que le nombre de spectacles. Des départs de salariés n’ont pas été remplacés, nous avons dû procéder à des ajustements de la masse salariale et de nos moyens.


Depuis cette année, les Subs participent au festival itinérant Transforme avec le Théâtre de la Cité internationale à Paris, La Comédie de Clermont-Ferrand et le Théâtre National de Bretagne à Rennes, financé par la fondation d’entreprise Hermès. Pouvez-vous nous expliquer cette démarche ?


Cela permet de soutenir des équipes artistiques et de diffusion de spectacles. Il s’agit d’une séquence de festival très riche avec des formes originales et des rencontres avec des artistes construit en dialogue avec d’autres partenaires, comme la Comédie de Clermont, le théâtre national de Bretagne et le théâtre de la cité internationale à Paris. C’est un engagement sur le long terme près de trois ans. Cette collaboration est possible car nous avons des proches en matière de médiation. Il s’agit d’un festival qui se prolonge avec des colonies de vacances artistiques et de nombreuses actions pédagogiques. Nous avons par exemple emmené des étudiants du CROUS Crew voir Black Light de Mathilde Monnier à Paris. Des adolescents de l’Allier sont venus en résidence aux Subs pendant une semaine pour participer à des ateliers artistiques.

Ce projet nous permet de travailler avec d’autres théâtres français en créant une dynamique de circulation.

Propos recueilli par Hervé Troccaz

Crescendo aux Subsistances – Informations pratiques

📅 Du 2 mai au 6 octobre 2024

📍8 bis Quai Saint-Vincent

69001 Lyon

📞 04 78 39 10 02

🚌 C14, 19, 31, 40 – arrêt : Les Subsistances ou passerelle Homme de la Roche.

Horaires terrasse

⏰ Du mercredi au vendredi de 18h à 23h30, le samedi de 15h à 23h30

Terrasse ouverte certains dimanche les jours de programmation

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