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1946-2026. Cette année, les Nuits de Fourvière célèbrent leurs 80 ans d’existence. L’occasion de revenir sur l’histoire de ce festival lyonnais incontournable, à ciel ouvert.
La fréquentation a doublé ces deux dernières décennies

Lenny Kravitz, Pink Martini, Vanessa Paradis, Cocoon, M, Charlie Winston, Texas… Difficile de citer tous les artistes qui se sont produits en huit décennies sur la scène du Théâtre antique de Fourvière. Un cadre de rêve pour tous les amateurs de culture, tant le lieu offre une vue imprenable sur la capitale des Gaules. Il faut avoir assisté au moins une fois dans sa vie à une représentation dans ce décor magique, avec le soleil couchant en toile de fond.
Les Nuits de Fourvière se caractérisent par leur dimension pluridisciplinaire (théâtre, musique, danse, cinéma, cirque). Le festival se déroule chaque été, en juin, juillet et août, depuis 1946, au Théâtre antique de Fourvière (de 2 600 à 4 500 places), dans le 5e arrondissement de Lyon, près de la basilique du même nom.
La régie des Nuits de Fourvière, transformée en EPIC en 2005, est rattachée au département du Rhône au début des années 1990 (avec une subvention annuelle de 3,7 millions d’euros). Depuis le 1er janvier 2015, elle dépend de la Métropole de Lyon.
La fréquentation a doublé ces deux dernières décennies : 165 000 spectateurs ont été comptabilisés en 2024, contre 78 684 en 2004. Les éditions 2020 et 2021 furent singulières : celle de 2020 a été annulée en raison de la pandémie de Covid-19 ; en 2021, la jauge était limitée à 50 % en juin, avant un retour à pleine capacité en juillet.
Des formats variés, entre théâtre, opéra, variété et jazz

Après treize années de fouilles archéologiques, interrompues par la guerre, le maire de Lyon, Édouard Herriot, inaugure officiellement ce nouveau temps fort de la vie lyonnaise le 29 juin 1946. Lors d’un grand discours intitulé « La Triple Gloire de Lyon », le premier magistrat de la ville inaugure les deux théâtres : l’Odéon (1 700 places) et le Grand Théâtre (3 000 places à l’époque ; ils en comptent respectivement 1 200 et 4 400 aujourd’hui).
Les spectateurs assistent alors, en journée, aux adaptations de Britannicus de Jean Racine et des Perses d’Eschyle. Bien loin de l’ambiance nocturne actuelle, les représentations se déroulent de jour : l’installation d’un éclairage électrique sur le site antique était en effet considérée comme une faute de goût par le maire.
Les deux années suivantes voient se tenir les deuxième et troisième Semaines artistiques de Fourvière, mettant à l’honneur le théâtre et l’opéra d’inspiration antique, ainsi qu’un premier concert en 1949. Cette même année, l’événement est rebaptisé Festival de Lyon-Charbonnières. Il est dirigé par Georges Bassinet, directeur du casino de Charbonnières et principal mécène du projet.
Il faudra attendre plus d’une décennie pour que la municipalité reprenne les rênes. En 1960, l’événement devient le Festival Lyon Fourvière et se déroule du 16 juin au 11 juillet. Le nouveau maire, Louis Pradel, confie alors la programmation aux grandes institutions culturelles lyonnaises. À partir des années 1970, de nouvelles formes artistiques font leur apparition, notamment le jazz et le rock.
Une programmation plus ouverte depuis les années 90
Le festival prend davantage d’ampleur dans les années 0°, avec une programmation encore plus ouverte et éclectique, trouvant un équilibre entre musique classique (« Nuits symphoniques de l’Orchestre national de Lyon ») et concerts aux registres variés, accueillant notamment Stephan Eicher, Alain Souchon, IAM ou encore Bob Dylan.
Après plus de deux décennies à la tête de l’événement, Dominique Delorme a cédé sa place, en 2024, à un tandem composé de Vincent Anglade et Emmanuelle Durand. La programmation des Nuits de Fourvière 2026 sera dévoilée le 10 mars lors d’une conférence de presse.
✍️ Hervé Troccaz
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