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La Chimère dAlice Rohrwacher avec Josh O’ConnorCarol DuarteIsabella Rossellini 

La Chimère – Synopsis

Chacun poursuit sa chimère sans jamais parvenir à la saisir. Pour certains, c’est un rêve d’argent facile, pour d’autres la quête d’un amour passé… De retour dans sa petite ville du bord de la mer Tyrrhénienne, Arthur retrouve sa bande de Tombaroli ….. 

La Chimère – Critique du film

Dans ces lieux abandonnés en Italie dans les années 70-80, industriels ou aux abords des petits villages qui font écho à la crise sociale, économique et écologique actuelle, le pillage des sépultures étrusques pour vendre leur butin aux musées était devenu une pratique populaire, un acte de révolte, qui exprime aussi la perte de foi dans le sacré.

La question écologique et archéologique pourrait être :  que signifie profaner dans un monde déjà profané et pollué par le pillage des ressources naturelles par les grands groupes industriels ?

Pour mettre en images toutes ces problématiques sous-jacentes dans La Chimère, la réalisatrice traduit tout cela à l’écran avec Arthur qui  a un don qu’il met au service de ses amis brigands , tel un sourcier ressentant non pas l’eau, mais  le vide de la terre, comme le même vide qu’a laissé en lui le souvenir de Beniamina, son amour perdu.

Dans ce film où les allers-retours incessants entre terre et ciel, entre passé et absence de futur, émerge le lien indéfectible entre l’aimant et l’être aimé, menant à Arthur et Beniamina, qui scelle leurs amours éternels.

Un film singulier, étrange, foutraque et fièvreux

C’est un film singulier, étrange, foutraque et fièvreux qui utilise tous les formats de la pellicule du16 au 35mm pour mieux restituer cet entre-deux-mondes, entre passé et présent. où chacun poursuit ses propres chimères

Le scénario touffu a tendance à perdre dès le départ les spectateurs  en les baladant de lieux en lieux comme un jeu de piste où ils doivent trouver la sortie de cette histoire et celle de ces héros ternes, fades en ce qui concerne déjà le personnage d’Arthur .

Il y a beaucoup trop de scènes inutiles ou trop longues. Il y avait pourtant matière à intéresser les spectateurs avec le clin d’œil à la civilisation étrusque et l’histoire des pilleurs de tombes. Pourquoi rajouter cette histoire d’amour perdu qui n’apporte pas grand chose au film ?

Du coté casting nous retrouvons avec plaisir dans les habits de la fantasque et vielle dame  prof de chant Isabella  Rosellini bienveillante et malicieuse.

Il y a aussi Italia, la fausse-vraie domestique, incarnée par la géniale actrice brésilienne, Carol Duarte, lumineuse, mutine et drôle, qui lorsque le film a de petites baisses de régime, le fait repartit avec beaucoup de talent  et d’entrain .

Et il y a surtout toute la joyeuse bande de copains avec Pirro (Voncenzo Menolato), Jerry ( Guiliano Montavani), Melchiore ( Palo Melchorre) qui servent entre les scènes de transitions formidables

Malgré les longueurs, c’est un film qui se regarde sans déplaisir.

Gérard SERIE

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