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Après la découverte du château de Rochebonne, explorons une charmante commune : Chazay-d’Azergues.

Située à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Lyon et à douze kilomètres au sud de Villefranche-sur-Saône, la cité est bordée à l’est par l’Azergues, affluent de la Saône. Elle est limitrophe de Morancé, Les Chères, Marcilly-d’Azergues, Civrieux-d’Azergues, Lozanne et Saint-Jean-des-Vignes.

Sous le soleil, Chazay-d’Azergues se dévoile avec ses pierres dorées et son clocher typique.

L’église Saint-Pierre

La construction de l’église primitive remonterait au Xe siècle. Elle a ensuite connu de nombreux remaniements, notamment au XIIe siècle.

Au XIXe siècle (1825), rachetée par un particulier, l’église subit d’importantes transformations. Le clocher principal, où se trouvait le beffroi (la cloche d’alarme), fut démoli. L’escalier, le beffroi et les cloches furent alors transférés dans la tour restée en place.

La tour tronquée

Au Moyen Âge, Chazay-d’Azergues était entourée d’une épaisse muraille comportant quatre portes et quatre tours. Aujourd’hui, la tour dite « tronquée » en constitue le dernier vestige visible.

Elle fut partiellement détruite lorsque le cardinal de Richelieu ordonna le démantèlement des places fortes de France. Au XIXe siècle, la Porte des Varennes, située à proximité, fut également démolie.

Une place forte imprenable

Entre les XIe et XIIIe siècles, Chazay-d’Azergues était une place forte protégée par trois enceintes successives :

  • la première entourait le bourg ;
  • la deuxième protégeait le castrum, comprenant les habitations des nobles, l’église paroissiale et le cimetière ;
  • la troisième défendait le château des abbés d’Ainay, le prieuré, son église et ses dépendances.

Dès le Xe siècle, le fief et la seigneurie de Chazay appartiennent à l’abbaye d’Ainay. À l’époque féodale et jusqu’en 1789, la commune dépend de cette abbaye lyonnaise, dont l’abbé exerçait le pouvoir seigneurial. Un château y avait été édifié, dont subsistent aujourd’hui quelques vestiges.

Château des abbés d’Aunaie

Depuis le Xème siècle, l’abbaye lyonnaise d’Ainay possédait le fief, et la seigneurie de Chazay. A la fin du XVème siècle, Théodore du Terrail, abbé d’Ainay, fit reconstruire le château sur les vestiges d’un édifice romain. Edifié au sein d’une enceinte fortifiée, et défendu par trois tours, le bâtiment comprenait deux corps de logis, le « château » et le prieuré. Le château a connu de nombreuses modifications, néanmoins, il est représentatif de l’art civil du XVème siècle. Il est flanqué d’une tour et d’une tourelle d’escalier dans la façade sur cour. La porte gothique de celle-ci est surmontée d’un écusson aux armes de l’abbaye d’Ainay.

Murs peints : à ne pas manquer

Ne manquez pas les murs peints de la commune, aux couleurs chatoyantes. Ils mettent à l’honneur les « conscrits » ainsi que l’histoire médiévale de Chazay-d’Azergues.

✍️ Hervé Troccaz

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